Contre quels nuisibles peut-on utiliser un traitement thermique ?

En dehors des insecticides et des pesticides, il existe d’autres moyens qui permettent de lutter efficacement contre les nuisibles. Au nombre de ces techniques, les traitements thermiques deviennent des références. Découvrez ci-dessous le mode de fonctionnement d’un traitement thermique ainsi que les nuisibles qu’il permet d’éradiquer.

Qu’est-ce qu’un traitement thermique ?

Le traitement thermique fonctionne de manière simple. Des appareils de chauffage sont employés pour augmenter la température de l’endroit infectée, ceci, suivant les types de nuisible qu’on souhaite éradiquer. Habituellement, les insectes se déshydratent et meurent à 53 °C. Au cours de l’opération, des caméras et capteurs de température sont disposés pour surveiller la température des pièces. Cela permet de s’assurer que toutes les zones ont été désinfectées. On résume en trois phases le processus.

Premièrement, on a l’entrée et la diffusion de la chaleur dans la pièce. Deuxièmement, on a la gestion du débit de l’air diffusé par les appareils. Troisièmement, il y a la vérification de l’opération jusqu’à la fin. Les traitements thermiques sont reconnus et validés par l’Agence Nationale de l’Habitat. Ce procédé s’utilise dans plusieurs pays du monde (Allemagne, États-Unis, Danemark) depuis de nombreuses années.

Contre quels nuisibles peut-on utiliser un traitement thermique ?

Les types de nuisibles à éradiquer

On utilise le traitement thermique contre plusieurs types de nuisible. Fréquemment, ils permettent de lutter contre les insectes qui envahissent les maisons et les lieux de stockage de denrées alimentaires. Il s’agit entre autres des :

  • Punaises de lit ;
  • Pyrales ;
  • Coléoptères ;
  • Champignons ; 
  • Acariens ;
  • Cafards ;
  • Fourmis ;
  • Mérules.

Au cas où des mammifères (souris, rats, etc.) résideraient dans des recoins ou dans la toiture de votre maison, ils ne survivront pas. Ces différents insectes présentent différentes réactions face à la chaleur. C’est pour cela qu’il faut effectuer un diagnostic en amont. Cela permet de mieux déterminer la température à utiliser ainsi que le temps que doit durer l’opération.

Les avantages de cette méthode

La température est l’un des facteurs qui participent à la survie et à la prolifération des insectes. Habituellement, ils vivent dans un environnement dans lequel la température est comprise entre 27 et 33 °C. Les différents modes de traitement thermique produisent une chaleur supérieure à la « température létale » des insectes. Lorsque le traitement est appliqué dans une zone fermée, les insectes peuvent être éradiqués à 100 %.

Ensuite, les méthodes thermiques ne laissent aucun résidu toxique. Ce qui réduit les risques de maladies. En plus, elles sont respectueuses des normes écologiques. Enfin, les traitements thermiques fournissent des résultats de façon rapide (quelques heures d’intervention). En effet, dès la fin de l’intervention, les locaux peuvent être aussitôt utilisés puisqu’il n’y a pas de résidus à nettoyer. Mis à part ses avantages, le traitement thermique ne présente aucun inconvénient sur vos bâtiments. De plus, il peut vous revenir à un prix très accessible si vous choisissez une méthode simple.

Mais avant l’intervention des spécialistes, vous devez évacuer vos machines sensibles et les choses susceptibles de vite s’endommager. Il peut s’agir des pots de fleurs, des bougies, les denrées alimentaires, etc.  Aussi, vous devez savoir que cette technique ne tient pas compte des causes de l’infestation. On recommande donc l’utilisation des méthodes préventives à la fin de l’opération.